CD Drôme
Le parc a été longtemps géré en « bon père de famille », sans ligne directrice, sans lisibilité des différents espaces destinés à des publics et activités divers. Le conseil départemental n’apparaissait pas en tant que propriétaire et gestionnaires du parc. Les équipements et chemins étaient vieillissants et nécessitaient d’améliorer les conditions de sécurité du public (regards de conduites d’eau apparents par ex.) et d’accessibilité PMR.
Une équipe pluridisciplinaire rénove un parc naturel péri-urbain en lien étroit avec les usagers du site : art, paysage et actions participatives réunis dans une commande publique originale.
Trouver une identité propre au parc, conforme à son statut d’Espace Naturel Sensible
Réorganiser les usages existants pour plus de cohérence avec le site, conforter son image de parc naturel périurbain et faciliter le partage de l’espace.
Améliorer des conditions d’accueil du public (lisibilité, sécurité, accessibilité)
Rénover des équipements
Diversifier la végétation du parc arboré
Mettre en valeur de zones patrimoniales (fontaine-abreuvoir, ancien bassin, portail,)

Maître d’ouvrage du projet : Département. Maître d’œuvre du volet « paysage » : Agence BASE (Lyon, 69). Commissaire artistique : Elisa DUMAY, Association De l’Aire (Crest, 26) – coordination équipe artistique / volet paysage, médiation, programmation évènementielle
Le collectif d’artistes a été associé dès la conception.
Equipe artistique : Collectif DERIVE – conception et création du parcours d’œuvres, médiation
Partenaires : Institut Médico-Educatif « Domaine de Lorient » (Montéléger, 26), GRETA Viva 5 (Die, 26), collège Jean Macé (Portes-lès-Valence, 26), lycée horticole Terre d’Horizons (Romans-sur-Isère, 26), école nationale des Beaux-Arts (Valence, 26)
Les usagers du parc de Lorient (plus de 200 000 visiteurs par an) et tous les drômois
L’aménagement du parc, agrémenté d’un parcours d’œuvres-aménagements inspirées de l’habitat animal, permet de tester de nouveaux usages.
Un livret de présentation du parcours d’oeuvres a été réalisé pour le grand public.
Dans une démarche de médiation culturelle, les 6 résidences d’artistes ont permis au collectif d’aller à la rencontre des usagers du parc, de travailler, en phase conception et/ ou fabrication avec des partenaires et habitués du site (écoles, lycées, Institut Médico-Educatif, GRETA, école de Design, etc.) et ainsi de favoriser l’appropriation des nouveaux aménagements. Chaque résidence était ponctuée de temps d’évènements d’ampleur variable (du goûter à la grande fête avec animations circassiennes, théâtre, etc.) comme autant d’occasion de sensibiliser le public au projet, de lui faire comprendre les œuvres et de tester certaines animations pour le futur.
La collectivité a eu recours à une procédure de type dialogue compétitif : échanges entre commanditaire et équipes postulantes, co-construction du projet entre tous les intervenants et adéquation optimale entre vision politique et réalisation concrète. Le dialogue s’est déroulé sur 3 rencontres : une visite de site commune avec présentation plus précise du projet + 2 réunions d’échanges avec chacune des équipes individuellement avant remise d’une offre finale ; chaque rencontre a permis aux équipes d’affiner le projet et de construire une vision commune du parc.
2009 à 2011 : étude diagnostic, validation du scenario « Parc pour tous » ; 2011 à 2014 : montage du projet, avec l’appui de l’association « De l’aire » ; 10/2014 à 06/2015 : dialogue compétitif sur le volet artistique et participatif ; 2015 : co conception du projet d’ensemble
2015 à 2017 : réalisation du projet participatif « Animamotrix » au travers de 6 résidences et d’évènementiels et des travaux paysagers. Avril 2017 : fin des travaux paysagers
Investissement : Paysage 345 000 euros.
Fonctionnement : Commissariat artistique : 44 000 € ; Programmation évènementielle et logistique : 63 600 € TTC ; Conception et réalisation du parcours d’œuvres, médiation : 178 000 € HT
Enquête de satisfaction réalisée de mai à octobre 2017 : les usagers ont été interrogés, par un questionnaire mis à disposition sur le parc et envoyé de façon systématique à tous les organisateurs de manifestation. 487 réponses sur la période concernée. Très bons retours des usagers, tant sur le parcours d’œuvres que sur les nouveaux aménagements ; accessibilité accrue du site. Questionnaire élaboré et analysé en interne, sans entrée très scientifique, il avait surtout pour but de se faire une 1ère idée du retour du public sur les nouveaux aménagements.
Il est difficile de conclure sur la variation de fréquentation avant et après le projet (+5% sur la 1ère saison ?) ; il a cependant été constaté que les évènements étaient fréquentés par des personnes qui venaient parfois de territoires plus lointains que le plaine de Valence et avaient permis à un certain nombre de découvrir le parc grâce à la programmation culturelle associée au projet : plus de 200 000 visiteurs en 2017
Diffusion d’un dossier de presse au niveau national en décembre 2017 (presse spécialisée environnement, collectivité, urbanisme, arts)
Des demandes d’information et de retour d’expériences de la part de collectivités au-delà de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment sur la participation et l’art dans le paysage
Le parc a trouvé une identité propre au sein des parcs périurbains du territoire et des espaces naturels sensibles de la Drôme avec des « œuvres-aménagements » qui s’intègrent parfaitement au site et remplissent leur rôle quant à l’expérimentation de nouveaux lieux / nouveaux usages.
Fin 2018 : poursuite du projet par une deuxième phase d’aménagements paysagers et le lancement d’un appel à idées pour l’utilisation et la valorisation des anciennes écuries, témoins de la vocation historique du parc.