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Paris

Calculateur d’impact environnemental des expositions temporaires

Pilotage / Évaluation des politiques publiques
TERRITORIA Argent

Prix TERRITORIA Argent 2023

Le problème

Paris Musées veut réduire l’impact environnemental de ses expositions par le réemploi et la mutualisation des scénographies, une politique d’achats responsables, le choix des matériaux mais aussi la réduction des impacts liés au transport des œuvres.

Votre solution innovante

Par une double approche qualitative et quantitative, un calculateur d’impact environnemental pour les expositions permet de fixer des objectifs de décarbonation, de réduction de la consommation des ressources et de la production de déchets.

Les objectifs

  • Mettre en évidence les incidences des choix effectués afin d’interroger les pratiques et de chercher à s’améliorer.
  • Connaître les impacts environnementaux
  • Mesurer leur degré d’importance pour accompagner la prise de décision et engager des actions efficientes.
  • Consolider la stratégie globale de pilotage des activités.

L'histoire de votre action innovante

QUI ?

La Direction des expositions et des publications, en étroite collaboration avec la responsable développement durable de l’établissement, avec la société d’ingénierie culturelle Atemia.

POUR QUI ?

L’ensemble des établissements de Paris Musées.

QUOI ?

Pour établir une feuille de route dédiée à l’écoproduction des expositions et à la conception d’outils de pilotage de cette démarche, à l’issue de 6 mois d’échanges et d’ajustements deux outils ont été développés.

  • « Eco-expo » est un outil d’auto-évaluation utilisé dès la phase de conception et tout au long de la production du projet.
  • Le second est un calculateur d’impact environnemental sous forme de tableur. Il liste par catégorie d’activités (transports, mobilités, scénographies, équipements, médiation, communication, publications…) les données à collecter, en kilomètres parcourus, kilogrammes de matières ou encore consommations énergétiques.
    La méthode de travail a consisté à identifier les postes les plus significatifs et pour lesquels les données étaient disponibles ou mesurables. Ce travail de comptabilisation ne prétend pas à l’exhaustivité mais se focalise sur les postes pour lesquels l’établissement dispose d’une marge de manœuvre par l’intermédiaire de ses choix ou partis pris.
    Des hypothèses ont été établies afin de calculer certains niveaux de consommation de ressources et d’émissions de gaz effet de serre à travers des postes identifiés comme prioritaires (transport, construction de la scénographie, fin de vie de l’exposition, supports de communication, éditions) Des facteurs d’émissions ont été sélectionnés dans la base carbone (base de données publique de facteurs d’émissions) et ont été retranscris par souci de transparence dans un onglet dédié du tableur. La présentation, l’explication de la démarche et l’appropriation par l’ensemble des équipes impliquées dans l’élaboration des projets d’exposition a été le fil conducteur de tout le travail.Une première expérimentation de l’outil a été réalisée dans le cadre de l’exposition Louis Boulanger, peintre rêveur à la Maison de Victor Hugo au premier semestre 2023. En 2023, six autres expositions feront l’objet de ce calcul d’impact : au Petit Palais, au musée Zadkine, au musée d’Art moderne de Paris, à la Crypte archéologique et au musée Cernuschi.

QUAND ?

Etude de 2022 à 2023.

Les moyens humains et financiers

INTERNES ET EXTERNES

Trois personnes ont été mobilisées pour le suivi de la mission : la directrice des expositions et des publications, son adjointe, et la responsable RSO, à raison de 3 jours par mois sur 6 mois.

COÛT TOTAL : 20 000€

L’évaluation de l’innovation

IMPACT

L’impact environnemental provient principalement du déplacement des visiteurs, de la scénographie et du transport des œuvres : il faut inciter les publics à des mobilités douces et travailler sur l’implication et la sensibilisation des acteurs internes et externes.

POTENTIEL DE DIFFUSION ET DE RÉPLICATION

La diversité des établissements de Paris Musées est la meilleure preuve de la réplicabilité de cette démarche dans tout type d’établissement culturel.

BILAN, SUIVI, PROJET D’ÉVOLUTION

Cette expérimentation a montré que le seul chiffre d’émissions de Co2 n’est pas significatif. Il faut travailler à des indicateurs par ratio et dégager des clés de compréhension pédagogiques (par exemple, la comparaison avec la moyenne annuelle d’émissions Co2 d’un citoyen).
Priorité doit être donnée au travail sur la consommation des ressources.
Certaines données ont un niveau d’incertitude important (par exemple provenance et moyens de transport des visiteurs) qui nécessite de trouver des moyens efficients de remontée d’informations.
Enfin, l’écoproduction ne dispose pas de solutions toutes trouvées mais s’envisage davantage comme une réflexion de long terme laissant place à l’expérimentation et nécessitant de s’appuyer sur des retours d’expérience successifs, en lien étroit avec les parties prenantes internes et externes mobilisées.
Pour Paris Musées c’est un outil de pilotage. L’objectif sera d’étendre d’ici 2025 le calcul d’impact environnemental à l’ensemble des expositions, soit 25 à 30 par an et surtout à terme de piloter les projets grâce à des budgets « carbone ».

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