Paris
Paris Musées veut réduire l’impact environnemental de ses expositions par le réemploi et la mutualisation des scénographies, une politique d’achats responsables, le choix des matériaux mais aussi la réduction des impacts liés au transport des œuvres.
Par une double approche qualitative et quantitative, un calculateur d’impact environnemental pour les expositions permet de fixer des objectifs de décarbonation, de réduction de la consommation des ressources et de la production de déchets.

La Direction des expositions et des publications, en étroite collaboration avec la responsable développement durable de l’établissement, avec la société d’ingénierie culturelle Atemia.
L’ensemble des établissements de Paris Musées.
Pour établir une feuille de route dédiée à l’écoproduction des expositions et à la conception d’outils de pilotage de cette démarche, à l’issue de 6 mois d’échanges et d’ajustements deux outils ont été développés.
Etude de 2022 à 2023.
Trois personnes ont été mobilisées pour le suivi de la mission : la directrice des expositions et des publications, son adjointe, et la responsable RSO, à raison de 3 jours par mois sur 6 mois.
L’impact environnemental provient principalement du déplacement des visiteurs, de la scénographie et du transport des œuvres : il faut inciter les publics à des mobilités douces et travailler sur l’implication et la sensibilisation des acteurs internes et externes.
La diversité des établissements de Paris Musées est la meilleure preuve de la réplicabilité de cette démarche dans tout type d’établissement culturel.
Cette expérimentation a montré que le seul chiffre d’émissions de Co2 n’est pas significatif. Il faut travailler à des indicateurs par ratio et dégager des clés de compréhension pédagogiques (par exemple, la comparaison avec la moyenne annuelle d’émissions Co2 d’un citoyen).
Priorité doit être donnée au travail sur la consommation des ressources.
Certaines données ont un niveau d’incertitude important (par exemple provenance et moyens de transport des visiteurs) qui nécessite de trouver des moyens efficients de remontée d’informations.
Enfin, l’écoproduction ne dispose pas de solutions toutes trouvées mais s’envisage davantage comme une réflexion de long terme laissant place à l’expérimentation et nécessitant de s’appuyer sur des retours d’expérience successifs, en lien étroit avec les parties prenantes internes et externes mobilisées.
Pour Paris Musées c’est un outil de pilotage. L’objectif sera d’étendre d’ici 2025 le calcul d’impact environnemental à l’ensemble des expositions, soit 25 à 30 par an et surtout à terme de piloter les projets grâce à des budgets « carbone ».