Talence
Face aux invasions de moustiques qui, au-delà de déranger les citoyens, représentent un véritable enjeu de santé publique, il s’agit de lutter contre leur prolifération ainsi que les nuisances et dangers qui en découlent.
80% des gîtes larvaires se trouvent dans l’espace privé.
Une expérimentation ciblée a identifié en 2023 un îlot de maisons pour expertiser les jardins, aider à cibler puis éliminer les gîtes larvaires et effectuer un suivi efficace du développement du moustique avant et après les mesures prises.

Un élu, pilote l’expérimentation en lien avec la Maison du Développement Durable de Talence et le centre de démoustication de Bordeaux Métropole.
Les Talençais.
Il s’agissait de prévenir les risques de maladie liés au moustique tout en préservant le cadre de vie en ville.
Une expérimentation ciblée a identifié en 2023 un îlot de maisons pour expertiser les jardins. Des ateliers de sensibilisation ont été organisés, touchant environ 60% des ménages dans les zones concernées, ce qui a renforcé les bonnes pratiques anti-moustiques.
Plus de 80% des foyers ciblés ont participé activement en suivant les recommandations pour éliminer les gîtes larvaires dans leurs jardins, montrant un fort taux d’adhésion et de mobilisation citoyenne.
Ciblage des gîtes larvaires, lutte contre le développement du moustique via la pose de pièges pondoirs, analyse des échantillons récoltés : plus de 80% des foyers ciblés ont participé activement en suivant les recommandations pour éliminer les gîtes larvaires dans leurs jardins, montrant un fort taux d’adhésion et de mobilisation citoyenne.
En 2024 : reconduite de l’expérimentation « Zéro Moustique ». Les actions s’élargissent à deux nouveaux secteurs comprenant de l’habitat collectif. Des pièges à larves publics, créés et réalisés par la Ville, ont été installés dans les espaces publics pour renforcer la lutte. Jusque-là ces pièges existaient uniquement dans les espaces privés, mais les bons résultats permettent désormais d’envisager de protéger efficacement les zones publiques.
Investissement de 50 pièges Aqualab (816€), achat de toile moustiquaire (100€), maintenance des 4 bornes anti-moustique écologique dans le parc Peixotto (3000€), installation de pièges à larves publics (cf. communiqué de presse).
Une diminution significative des plaintes des citoyens a été observée : le nombre de signalements a chuté de 25% depuis le début de l’expérimentation en avril 2023.
Les échantillons prélevés dans les gîtes larvaires ont montré une réduction significative du nombre de larves de moustiques, démontrant ainsi l’efficacité des pièges pondoirs installés : une centaine d’œufs capturés par piège, soit plus de 2400 moustiques évités dont 1440 femelles (et potentiellement 5 pontes de 750 œufs évitées par femelle).
L’expérimentation a engagé positivement les citoyens dans une démarche proactive de lutte contre les moustiques.
En fonction des résultats, l’expérimentation pourra être menée à l’échelle de la ville, où l’action de chaque citoyen permettra une efficacité à la taille de la commune.
Une baisse importante des risques de développement de maladies liées au moustique ainsi qu’une amélioration du cadre de vie des Talençais.
En fonction des retours d’analyse du centre de démoustication, l’expérimentation 2023 a été affinée pour obtenir des résultats encore plus efficaces. Elle sera l’occasion de mettre en place un procédé simple, facilement réplicable.
Perspectives d’évolution : extension de l’expérimentation à d’autres quartiers, voire à d’autres villes de la métropole bordelaise, avec une adaptation aux spécificités locales.