Dijon Métropole
Dans un contexte d’externalisation croissante de la gestion des services publics, la connaissance et la comparabilité des impacts environnementaux de ces services publics est limitée. Selon les choix de gestion (régie, DSP, filiales, associations) et/ou les caractéristiques propres aux services publics gérés (zone de chalandise, comportement des publics accueillis…) les effets induits sur l’environnement en termes de consommation d’énergies, d’eau ou de production de déchets ne sont pas identifiés ou mesurables. Le verdissement des budgets apporte une réponse incomplète d’une part en ne prenant en compte que la dimension financière et d’autre part en excluant les choix d’externalisations et les effets induits par les activités même des services publics concernés. A notre connaissance, il n’existe pas d’outil ou de méthode permettant d’apporter un éclairage sur ces problématiques.
« Le Pinceau » est une démarche et un outil de cartographie permettant à la fois de décrire le modèle économique d’un satellite et de représenter l’ensemble de ses interactions et impacts environnementaux directs et induits.

Conséval, direction du conseil et de l’évaluation de Dijon Métropole. La Direction Générale de la collectivité.
Les élus, la Direction Générale des Services, les Services opérationnels
Conséval, direction du conseil et de l’évaluation de Dijon Métropole, produit chaque année un rapport annuel sur le suivi des satellites.
Suite à la mise en place d’une fonction de contrôle de gestion environnementale en 2023, il est apparu nécessaire d’intégrer une dimension environnementale dans le rapport.
Compte tenu de la grande disparité dans les niveaux de maturité de prise en compte de cette dimension par les différentes structures, et de l’absence de mesurabilité de l’ensemble des impacts environnementaux produits par les activités des satellites, Conséval a proposé à la Direction Générale de la Collectivité d’engager, avec les structures concernées, un dialogue de gestion visant à identifier et mesurer les impacts environnementaux de leurs modèles économiques.
La méthodologie du Pinceau repose sur l’adaptation du Business Model Canva aux enjeux de transition écologique, la conduite d’entretiens permet d’ouvrir un dialogue de gestion sur les différents aspects du questionnaire.
La construction d’un questionnaire portant sur :
Les données collectées sont analysées puis restituée sous forme de carte mentale permettant de visualiser le modèle économique et environnemental de la structure.
La restitution ludique, sous forme de carte mentale, permet de présenter les interactions et d’en mesurer les effets.
Janvier – Juin 2024 : Expérimentation auprès d’un échantillon représentatif de satellites (associations, filiales et DSP)
2025 : Pérennisation du dispositif, après un bilan positif, avec la mise en place de la démarche sur la DSP des mobilités (Transport, stationnement)
Directeur Conséval, contrôleuse de gestion environnementale, apprentie contrôleuse de gestion. Partenaires : directeurs de délégataires de service public ou d’établissements publics et représentants associatifs.
130 structures ont vocation à intégrer le dispositif (environ 110 associations, 10 DSP et 9 filiales/établissements publics)
Modèle transposable facilement et à faible coût par toute collectivité.
Si l’outil développé n’a pas vocation à être généralisé à tous les satellites ni à faire l’objet d’une révision annuelle systématique, il constitue un levier pertinent pour interroger de manière ciblée les modèles économiques et environnementaux des structures concernées.
En 2025, le déploiement consiste à la réalisation d’une cartographie complète de la DSP des mobilités (tramway, bus, stationnement, vélos) compte tenu de sa taille (agents et usagers) et de l’importance stratégique de son activité pour le territoire métropolitain.
Il inclut également, dans le cadre du renouvellement en cours de deux contrats de DSP l’introduction d’un nouveau périmètre de suivi et indicateurs pertinents, issus des enseignements de l’expérimentation en 2024.
L’intégration progressive de l’ensemble des filiales (établissements publics ou sociétés de droit privé) visera à s’assurer de la cohérence de leur prise en compte des enjeux environnementaux. L’extension aux associations est à adapter pour tenir compte de leurs spécificités (taille, direction par des salariés ou des bénévoles, secteurs et publics accueillis…) En parallèle, la généralisation du dispositif permettra de renforcer la stratégie d’accompagnement de la transition écologique des satellites en lien avec les services opérationnels (bâtiments, énergie, eau et assainissement, déchets, mobilités…)