Paris
La mise en œuvre du Plan climat de la Ville de Paris et la nécessité de réduire la consommation énergétique des bâtiments publics.
Récupérer l’énergie fatale de l’eau des égouts dont la température varie entre 13°C en hiver – donc supérieure à la température extérieure – et 20°C en été – donc inférieure à la température extérieure. Le dispositif est donc en mesure de chauffer l’hiver et de rafraîchir l’été les bâtiments situés à proximité qui y sont raccordés.

Le Service de l’énergie de la Direction des Constructions Publiques et de l’Architecture de la Ville de Paris.
Mairie du 11e arrondissement et groupe scolaire 11b Parmentier à Paris 11e
Pose d’un échangeur thermique dans la cunette, sur chaque bajoyer du collecteur d’assainissement (partie basse du collecteur dans lequel s’écoule les eaux de pluie et les eaux usées) pour récupérer des calories qui sont ensuite transportées grâce à un réseau caloporteur jusqu’à une pompe à chaleur implantée dans un local technique à l’intérieur d’un équipement public à raccorder. Les échangeurs fonctionnent comme des radiateurs inversés : ils « captent », par conduction thermique, les caloriques/frigories contenues dans les eaux d’assainissement.
La pompe à chaleur permet de chauffer/préchauffer l’eau pour le réseau de chauffage du bâtiment et/ou alimenter en froid les zones de l’équipement public qui nécessitent un rafraichissement (notamment lors des épisodes de canicule).
Concrètement, les travaux dans les égouts consistent à :
Les travaux dans les locaux techniques consistent à :
Éléments techniques :
Travaux menés en 2019.
Internes et externes :
La Ville de Paris a passé un marché global de performance (MGP) pour la réalisation de ce projet.
Coût total, dont coût pour la collectivité :
Coût de l’investissement : 800.000 € dont une subvention de l’Ademe de 55 000€.
Pour l’installation « secteur Mairie du 11e ardt » :
La solution mise en œuvre permet effectivement d’atteindre un taux de couverture de 30% des consommations d’énergie des 2 bâtiment publics raccordés (à savoir la Mairie du 11e arrondissement et le groupe scolaire 11b Parmentier). Les retours d’expérience réalisés montrent que ce taux de couverture peut dépasser les 30% initialement prévus et atteindre jusqu’à 50% des besoins énergétiques des deux équipements raccordés.
De plus cette réalisation permet d’économiser plus de 1000 tonne de CO2 sur 20 ans, tout en produisant une énergie 100% décarbonée.
Cette première réalisation, portée par la Ville de Paris, montre qu’il est possible d’augmenter encore davantage, pour les projets suivants, ce taux de couverture. Pour le projet du secteur Grange aux Belles (qui porte sur 1 collège, 2 écoles, 1 gymnase et 1 bassin écoles), l’objectif est de couvrir 60% de la consommation énergétique des équipements.
In fine, ce type de réalisation contribue directement à l’atteinte des objectifs du plan climat parisien en matière de production d’énergie renouvelable locale.
14 sites ont été identifiés pour développer cette solution, le réseau des égouts parisiens s’y prêtant bien.
Le suivi de la performance est prévu contractuellement lors de la période d’exploitation/maintenance de 4 ans du MGP.
Il est prévu d’équiper très prochainement le collecteur Chapelle (Paris 18e) d’un système de récupération de chaleur en égouts.